samedi 19 mars 2011

Chers amnésiques, réveillez vous!

Un pays est entrain d'être colonisé, bombardé et pillé; et les gens continuent leurs vie normalement. Chers amnésiques, ceux là même qui bombardent la Libye sont ceux qui ont pillé l'Irak au nom de la démocratie, divisé le Soudan au nom du droit à la liberté, et déchiqueté la Yougoslavie au nom droits des minorités. Moins de 10 années ont suffi à vous faire oublier la chute de Baghdad, un peu plus de 50 ans vous ont fait oublier les atrocités de la colonisation! Nos chers pays arabes traitres fils de traitres s'empressent à faire réussir l'intervention des colonisateurs afin de faire oublier les atrocités commis au Bahrain, afin de contourner les révolutions populaires qui émanent de l'intérieur même des peuples opprimés! Gadhafi est un fou sanguinaire mais pas plus que Ben ali ou Moubarak et les autres! R-E-V-E-I-L-L-E-Z vous !

Vive les révolutions populaires , à bas les néocolonialistes.

lundi 7 mars 2011

حق التونسيين بالخارج في التمثيل البرلماني

إن ما شهدته بلادنا منذ 17 ديسمبر 2010 و بداية الاحتجاجات بالمناطق الداخلية بالوطن مرورا بفرار رمز النظام السابق و أعلى هرم السلطة في 14 جانفي كان أشبه بعاصفة هزت كيان الشعب التونسي ضاربة بنتائجها مثالا لتجليات إرادة الشعب لما يتوحد في ممارساته ضد أشنع أشكال التهميش و الطغيان.

فالقطيعة مع النظام المنحل التي ماانفكت مختلف قوى المجتمع التونسي تدعو إليها صارت واقعا تتبين معطياته يوما بعد يوم حيث صارت الحيلولة بين الشعب و رغبته في الانعطاق الفكري و الحرية السياسية و الحياة الكريمة استحالة في ظل التطورات المتسارعة.

لكن من يمعن النظر منا و يدقق في الخطاب المتبادل بين مختلف الأطراف يلاحظ انعدام الخوض في مسألة جوهرية و أساسية تمس أكثر من 10% من المواطنين التونسيين بالخارج وتتعلق بتمثيلهم في السلطة التشريعية في الأفق البعيد و في المجلس التأسيسي في الأفق القريب، فمن المنطقي و البديهي أن تقر التشريعات الجديدة بحق التونسيين بالخارج في انتخاب نواب لهم.

إن ما يفوق المليون تونسي بالخارج شكلوا عبر تاريخ وطننا داعما أساسيا لمختلف التطورات في البلاد ضاربين بذلك شكلا من أجمل أشكال تجسيم فكرة المواطنة، فبخلاف الفكرة الراغبة في حصر دورنا في ضخ العملة الصعبة بكميات كبيرة و منتظمة فإن الباحث في الدور الذي لعبه التونسي بالمهجر تتراء أمامه أهمية هذا الدور كما و كيفا.

فمنذ تجلي إرادة الشعب التونسي في أهمية الاستقلال عن الاستعمار الفرنسي تم تكوين الخلايا السياسية للتونسيين في الخارج التي ماانفكت تدعم تشكيل منظمات و ترعى اجتماعات و قرارات الحركة الوطنية. ويقينا منها بأهمية هؤلاء فقد واصلت الحكومات المتوالية في بلادنا محاولاتها لتهميشهم فكريا و ثقافيا وهو ما آل إلى الفشل الذريع. فالدعم الذي شهدناه خلال الثورة من مقالات و حوارات مع وسائل الإعلام الأجنبية كان أساسيا في تكذيب ادعاءات النظام المنحل و إعلاء صوت الحرية والإرادة الجماعية للتونسيين.

إن المشكك في دور التونسيين بالخارج يجد نفسه يمارس خطابا غير مدعم بأي حقائق أو دعائم تاريخية كانت أم فكرية وبالتالي فإن مساندة فكرة التمثيل البرلماني لهؤلاء تصبح مهمة أساسية، إذا كانت الرغبة في إنشاء نظام ديمقراطي ممثلا لمختلف شرائح المجتمع رغبة صادقة، و ذلك ما لا شك لنا فيه.

فإننا نطالب لتحقيق ذلك بتطبيق تشريعات جديدة شاملة لحق التونسيين بالخارج في الانتخاب و التمثيل ليس فقط في الانتخابات الرئاسية بل أيضا في انتخابات السلطة التشريعية بنفس النسب و المعايير، فإن كان مثلا لعشرة ملايين تونسي ما يفوق 200 نائب فمن حق 10% من المواطنين بالخارج في ما يقارب 20 نائب يتم توزيعهم حسب توزع التونسيين في بلدان العالم و سنخوض في التفاصيل لاحقا.

إنني و إن أطرح الفكرة اليوم 05 مارس 2011 بالكويت، فإ نني على يقين بأن ليس للأفكار و الآراء حدود حيث تحلق هذه الأخيرة بأجنحتها مقربة إيانا من بعضنا البعض كي تجمعنا على مصالح وطننا.

عادل القبائلي 05 مارس 2011 الكويت

P.S. N’hésitez pas à adhérer à la page Facebook pour soutenir nos revendications, et nous faire parvenir vos suggestions. Voici le lien et merci d’avance:

http://www.facebook.com/home.php#!/pages/%D8%AD%D9%82-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3%D9%8A%D9%8A%D9%86-%D8%A8%D8%A7%D9%84%D8%AE%D8%A7%D8%B1%D8%AC-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D9%85%D8%AB%D9%8A%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%B1%D9%84%D9%85%D8%A7%D9%86%D9%8A/193225660709029

dimanche 9 janvier 2011

la liberté seul horizon possible 2

L’ennemi s’est fait désigner, celui qui aurait dû rassembler le peuple autour du sens suprême des valeurs de toute république digne de ce nom, s’est autoproclamé monstre assoiffé de sang.

Le drapeau rouge de mon pays , s’agite devant les yeux affolés et le regard haineux de ce taureau vaniteux, un sauvage qui pissent sur l’herbe dont il végète.

Le drapeau rouge de mon pays étincelant par-dessus les fumées des bombes lacrymogènes lancées par dizaines dans les courts des universités contre des étudiants dépourvus même de quoi dîner le soir.

Le drapeau de mon pays, rouge comme le sang de ceux qui ont reçu des balles dans le dos à Sidi Bouzid, rouge comme le sang des dizaines de jeunes qui sont tombés sous les balles à Kasserine, rouge comme le sang qui s’est mélangé au feu de ceux qui se sont fait immolé.

Le drapeau de mon pays pour ceux qui le croyaient mauve est … rouge.

Peuple qui s’enlisent dans le quotidien merdique , citoyen orphelin de ta citoyenneté, hommes et femmes qui vivent dans la peur de l’inconnu, qui vivent sous l’horreur des sangsues qui écrasent l’humain en vous ; mon peuple , mes frères et sœurs , mes camarades , mes amis , la patrie est en feu, elle vous crie au secours , vous supplie , vous conjure de lui porter secours , de vous regarder dans un miroir , de se rappeler vos bons souvenirs sur cette terre , la nôtre ; c’est le moment de se donner tout entier corps et âme , pour qu’enfin la prochaine génération puisse retrouver une fierté perdue depuis longtemps.

Cher internaute, cher blogueur, réagir face au crimes est une obligation morale, je respecte en toi n’importe quel acte de résistance aussi futile soit-il, sauf le silence car tu ne te pardonneras jamais, l’histoire ne te pardonneras pas , tes descendants te demanderont : et toi papa/maman qu’est ce que t’as fais ces jours là ? Écris, dénonces, cris haut et fort que tu refuses les tueries, les tueurs et ceux qui ont donné les ordres de tirer sur la foule. Prends position, dis leur que la rupture est consommée et que les tueries de la nuit du 8 janvier ont déclenché la marche vers la fin, telle qu’elle soit, la marche des fiers , des libres et des patriotes ; la marche triomphante du drapeau rouge.

jeudi 30 décembre 2010

la liberté seul horizon possible

La Tunisie saigne , ses jeunes s'immolent , s'électrocutent , ils souffrent mais ils luttent ... ils n'ont jamais été des rêveurs paresseux qui demandaient trop au système, d'ailleurs , pendant 23 années ils n'ont rien revendiqué malgré le fait d'avoir subi les pires injustices (le capes prendra la tête de liste) ... cependant aujourd'hui tout le monde en a assez, la tasse est pleine depuis trop longtemps , et tous sont unis juste pour une justice sociale : est-ce trop en demander? ou bien est-ce que le terme est vague pour ceux qui ignorent même le sens du mot justice?

La situation est grave, non pas que le pays risque de tout perdre mais au contraire qu'il n'a plus rien à perdre ... tout est à gagner ; et pour cela les revendications doivent être claires , et les revendications qui doivent être scandés par tout les manifestants doivent tourner autour de ces points:

1- Pour les diplômés chômeurs:
a- une carte de transport gratuit.
b- une carte de soin gratuit.
c- une prime de chômage de 60 dinars par mois (2 dinars/jour).
d- la reconnaissance du statut de diplômé chômeur dans les documents officiels eg. la carte d'identité.
e- la création d'un fond d'aide au chômeurs.

2- Pour les victimes de l'oppression des derniers jours:
a- la libération de tout les détenus dans les plus brefs délais.
b- renvoyer devant la justice ceux qui ont donné l'ordre des répressions des manifestations.
c- l'état se charge des dépenses des victimes et des blessés jusqu'au rétablissement total.

lundi 13 décembre 2010

Désirs d'ailleurs 2

Quand elle s’est aperçue que la pluie avait cessé, les feuilles éparpillés sur la table étaient toutes pleines ou presque. Elle essaya de déchiffrer tout ce noir qui s’unissait en une tâche immense sur la nappe claire, mais en vain. Ce noir qui persistait à la faire souffrir depuis quelques temps s’est accaparé de tout son espace privé. Elle ne percevait plus le reflet d’elle-même dans ses écrits, tout ce qui était jadis un refuge pour elle, se réincarnait désormais en une somme de noirceur qui englobait son quotidien, la réduisant à un état d’apathie suffocante.

Tout s’arrêta soudain… la serrure de la porte déclenchait l’une des mélodies qu’elle aimait le plus au monde ; chaque fois que cela arrivait, ce court moment semblait durer pour elle une éternité et pour rien au monde, elle ne risquait de le rater. Cette serrure qui se défend, qui s’entête à se faire désirer de cette clé qui y pénètre et s’incruste dans cet espace interdit; un trou sombre, caprice des voyeurs, tel un corps dont la blancheur étincelante insulte l’impureté des âmes et la servilité des esprits. Finalement, elle finit par céder, se relâcher, se laissant aller au rythmes des va-et-vient la réduisant à une éternel soumission. La clé ne se faisait pas prier pour autant, elle forçait le passage, déclenchant un gémissement court et strident qui remplissait l’entrée d’un parfum exquis, celui qui emplissait le cœur de sérénité et le corps de plaisir.

« Vas-y, ranges tout ces papiers et rejoignes moi… » Comme ces soirées quand il rentre tard, il n’aimait pas perdre du temps, elle ne se posait plus de questions à propos de ses manières –ou plutôt leurs absence- qui tiennent plus du mépris que de n’importe quel autre sentiment. Elle ne voyait pas les choses ainsi, elle se disait qu’elle respecte en lui l’homme… l’homme, voilà un mot qui revenait souvent dans ses écrits, elle n’en comprenait pas grand chose, n’ont pas qu’elle en a connu peu, mais qu’elle en a connu des identiques. Elle n’en pouvait pas se résigner à l’unique conclusion qu’elle en tirait pour le moment lui démontrant que l’homme n’a rien acquis durant ces milliers d’années d’évolution, qu’il continu à désirer pour ne point aimer, et à trahir voulant accaparer et assujettir à tout prix.

Se précipitant de ranger ses papiers, elle le rejoignait machinalement tout en jetant un dernier regard à ses papiers qui lui manquaient déjà.

jeudi 2 décembre 2010

يا غدا أطلت انتظاره

يا وطنا تراءيت لي في أحلامي

بهيا رؤوفا رفيقا بشعبك

يا بلدا أردتك نجمة ساطعة

منارة لكل عاشق و عاشقة

يا حبيبة ركنت يوما إلى دفئ نظراتها و ظلال خصلاتها

يا غدا أطلت انتظاره

سئمت جمودك ساديتك اليومية

خضرتك الباهتة و زهرك البنفسجي

مللت عقم أجيال صارت تتسول الآمال و تعشق الأوهام

هجرتك تجاهلتك بل قد كرهتك و أحببت غيرك

تماديت في عشق تلك التي على نهديها

ارتسم الأمل وشما و في صوت همساتها

تصاعد أنين شعوب الكادحين مسلوبي الأوطان

تلك التي بأحضانها أجيال ثورة يتيمي الانتماء

تلك يا وطني هي أنت كما صرت تتراءى لي في أحلامي

فيا غدا أطلت انتظاره

احذر فقد ولى عهد الانتظار و لن يطول قدومك.


عادل

vendredi 26 novembre 2010

Désirs d’ailleurs

Ses doigts tremblaient de froid et ses lèvres marmottaient quelque chose d’incompréhensible. Cette nuit de fin d’octobre restera par la suite comme celle qui se distingua par un chagrin insoutenable, une frustration et un sentiment de rejet que même elle ne pouvait supporter.

Nos souvenirs sont le principal obstacle à la satisfaction et la réjouissance tant espérée ; c’est ce qu’elle ne cessa de se répéter tout au long de la soirée. Revisitant tout ses souvenirs d’enfance, ses premiers chagrins d’adolescente, est surtout ses premiers désirs de femme à l’âge adulte. Elle ressentait la première main qui caressa jadis ses hanches, le premier baiser qui venait atterrir sur ses lèvres : et ses doigts continuaient à trembler. La nuit était glaciale et ses souvenirs qui enveloppaient ses désirs solitaires d’un sentiment d’incapacité, la frustraient de plus en plus.

Dans des soirées pareils elle s’était habituée à trouver refuge dans l’écriture de quelques notes, elle considérait cela comme une sorte de thérapie, une manière de faire face à ces souvenirs qui ne cessaient de l’harceler ; dans ce duel entre la pensée et les mots transcrites sur du papier, elle était toujours la gagnante. Cependant quand les mots refusent, s’insurgent et s’obstine dans une désobéissance acharnée, elle se trouvait réduite à une contemplation sans fin, des regards égarés se cherchant dans les moindres détails d’un quotidien qui ne cesse de se répéter, et une vie qui ne cesse de s’éparpiller le long des chemins clairsemés d’indifférence et de mépris.

Depuis déjà quelques années, elle s’est trouvée sans savoir comment d’ailleurs, convaincu de l’idée qu’une vie joyeuse est le projet inachevé de toute femme. Elle vivait dans une société qui aimait la femme mais qui ne la comprenait pas, qui désirait cette féminité sans savoir la satisfaire, qui jouissait avec elle mais qui lui défendait la jouissance. Cette incapacité à considérer comme possible l’amélioration du quotidien faisait face à un désir interne, un appel qui venait du fond de ses pensées, un cri assourdissant de l’instinct qui se trouvait délaissé et trahi : elle craignait de ne jamais être une mère, non pas qu’elle le voulait spécialement mais de peur de le regretter plus tard…